.A la Une.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DONNONS DES ESPACES

A LA CULTURE !

 

 

 

 

Nous réclamons des espaces de vie et de création dans le but de continuer à accueillir et à développer tous cette scène n’ayant pas les moyens de se produire ailleurs.

 

 

 

 

A voir....   A faire tourner...
Le Film
www.ork.ch
ork@ork.ch

 

 

 

 

Nous appelons nos opposants à la réflexion, ceux et celles qui se sont lancé-e-s dans le nettoyage de la ville : Rhino, la Tour, Arquebuse, Cave 12 et bien d’autres encore à venir. Nous exigeons un droit de concertation dans les plans d’urbanisation, afin que notre place et nos intérêts soient respectés et pris en considération à leur juste valeur.

Signez la pétition sur le site www.ueca.ch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre ouverte au peuple de Genève, aux autorités et aux médias

 

Genève 9 septembre 2007

 

Alors qu'on cherche à discréditer et réprimer de façon de plus en plus violente les squatteurs, nous pensons qu'il est urgent d'intervenir.

Face à l’avalanche de bêtises qui se disent sur les squats et l’immobilier à Genève, nous devons prendre position aux côtés des jeunes squatteurs, assez courageux pour poser le problème social aigu du logement et de la spéculation immobilière avec leur mouvement des occupations des locaux commerciaux laissés vides, et combattre l’escalade des violences policières.

On ose dire que les squats ne se justifient plus puisqu’il « n’y a plus de spéculation ». Avec moins de 0,2 % de logements disponibles, les spéculateurs nous tiennent tous … par le cou. Malgré les freins légaux, les loyers ont augmenté de 55% depuis 1990. Il y a des gens qui vivent dans des caravanes ou des yourtes, d’autres qui payent des sommes exorbitantes à des chasseurs d’appartements. Et évidemment, les jeunes  (qu’un rapport fédéral vient d’identifier comme le secteur le plus appauvri) sont les plus acculés à ce mur.

Pas de spéculation ? C’était dans les années nonante, quand la dernière bulle avait éclaté, que la spéculation s’était un peu calmée.

Maintenant, « le marché » repart de plus belle (l’immeuble occupé Bvd J. Dalcroze a presque quadruplé de prix en moins de quatre ans !). Les véritables parasites nous démontrent une fois de plus leur incapacité foncière de résoudre ce problème social. C’est simple : si les espaces à construire sont limités, l’augmentation du nombre « d’investisseurs » ne vont pas multiplier les terres à bâtir ! Non, ceux-là ne vont que faire monter le prix final du logement. C’est pourquoi cela nous est utile à tous, si les squatteurs découragent un peu la spéculation. Et si, par leur action, ils empêchent au moins quelques immeubles d’être convertis en articles de luxe, c’est déjà ça de gagné. Pour les riches, il y a déjà assez de place !

Il faudrait que les autorités interviennent, par exemple pour contrôler les prix - ou mieux encore - pour municipaliser le sol. Dans l’immédiat, ils pourraient offrir des contrats de confiance aux squatteurs, mettre à disposition leurs terrains pour des coopératives (au lieu de les fourguer au privé) et appliquer enfin la loi qui permet de réaffecter au logement les immeubles vides convertis en bureaux, en suivant ainsi l’exemple des squatteurs !

Au lieu de cela, M. Moutinot, ancien responsable de l’ASLOCA, préfère appliquer la « loi » de la tolérance zéro, celle d’une droite qui lorgne vers son extrême. Et même, M. Moutinot, ancien militant des droits de l’homme, permet à sa police de lancer des gaz dans une salle de 200 personnes, au risque de provoquer un drame, plutôt que de laisser les squatteurs en place, ne serait-ce que quelques heures. Même les responsables de droite avaient eu une attitude plus … responsable.

Visiblement, M. Zappelli et la droite dure pensent avoir intérêt à provoquer l’affrontement et une escalade de violence. Ils cherchent à stigmatiser des secteurs entiers de la population, à nous diviser. Les squatteurs seraient des parasites, tout comme les chômeurs, les fonctionnaires, les étrangers, les bénéficiaires de l’assistance ou de l’AI. C’est dans l’air brunâtre du temps. Et un Conseil d’Etat « de gauche » laisse faire !

Nous appelons au contraire à une réaction solidaire. Voilà trente ans que les squats contribuent à la lutte contre la spéculation et à la préservation des espaces de vie populaire à Genève. Ensemble, avec les mouvements de locataires, ils ont sauvé tout le quartier des Grottes et l’Ilot 13 ; ils ont préservé des logements abordables et des espaces verts à la Servette, à St Gervais, aux Pâquis, etc. Ils ont été à l’origine d’espaces culturels comme l’Usine, le Grütli et Rhino. Enfin ils ont inspiré des lois de protection des locataires. Aujourd’hui, ils soulèvent de nouveau le scandale des hectares de bureaux vides, en invitant chacun à se mobiliser à sa façon. Une fois de plus, ce sont les squatteurs qui osent contester aux propriétaires le droit de décider seuls comment l'espace de notre ville doit être utilisé et comment on va pouvoir y vivre. Que les locataires et leurs organisations, que la gauche, et tout simplement les gens de bonne volonté y répondent et exigent de nos autorités des actes concrets et positifs face à ce problème social urgent, à la place de ce déni violent !

C’est pourquoi nous vous invitons à signer cette lettre ouverte et la plate-forme des squatteurs ci-dessous et à nous rejoindre pour soutenir leur prochaine action.

Des ex-squatteurs, des locataires, des habitants solidaires de Genève.

Premiers signataires: Gerald Fioretta, Olivier de Marcellus, Brigitte Studer, Philippe Sauvin, Nicolas Wirz, Jorge Urtasun, Massimo Usel, Blaise Ortega,

Renvoyer au plus vite vos signatures

par email à l’adresse : elviejo@greenmail.ch ou par fax au 022/734.74.64

Merci de votre attention.

l'auteur du message.